Pointe Sud-Ouest, entre ruines et mines...
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Mines and beach - 10 juin - 80 km
Allez la troupe, ce n'est pas tout cela, il y a du minage à faire, certes sous rythme cool and no gang... Un solide p'ti déj en estomac et à 10 heures, Crossette s'active puis prend la route d'Iglesias. Première étape, les ruines de Monteponi. Le secteur fut minier depuis les romains et peut-être même l'ère punique. On y trouvait plomb, zinc et argent. Cette mine fut particulièrement active fin XIXème et début XXème, avec jusqu'à 1 000 personnes vivant sur site, dans un village auto-suffisant avec hôpital, école, église... Son exploitation cessa en 1981. Il est possible de visiter la galerie Villamarina les samedis et dimanches. Nous parcourons toutes les allées possibles en voiture ou à pieds. C'est toujours impressionnant ces gigantesques ruines industrielles des temps passés. Il y a comme un écho avec celles de ma vallée des Anges natale... Coup de chance, c'est mercredi et les Archives Nationales Minières sont ouvertes. Un imposant fond est stocké dans un des bâtiments du site. Même si nous n'avons pas réservé de visite, nous pouvons parcourir une salle où sont entreposés divers objets et surtout échanger avec un des derniers mineurs. Il nous apprend que ce fut très international avec des propriétaires belges (Société de la Vieille Montagne), français dont les Rothschild (avec Pertusola)...
Il est quasi midi quand nous atteignons Iglesias. Nous trouvons une place au parking gratuit en léger surplomb du mur d'enceinte. Les déceptions vont s'enchaîner. Les décos estivales ne sont pas encore posées et seuls quelques parapluies vestiges des années passées donnent une idée des rues ainsi décorées. Vite, vite un p'ti tour en la cathédrale avant qu'elle ne ferme. Il est passé midi et quasi tout se met en pause. Allons voir si la tour permettant de surplomber les toits... Chance, nous réussissons à la trouver malgré les panneaux en partie absents et le sentier sans entretien. Ok, il y a un peu de vue... Si nous partons tout de suite, nous aurons peut-être une chance de trouver des places pour la visite de 14 heures à Porto Flavia... Nous aurions pu nous passer d'un passage par Iglesias !
File la route, file la route en regardant des ruines de mines à droite, la vue à gauche... et à 13h30 le parking (gratuit) est atteint. Chaussures de marche, chapeaux, eau, appareil photo... la check list est biffée. Petite file d'attente car le guichet n'ouvre que 15 minutes avant le début de chaque visite, nous avons le temps de boire un Coca, de faire un tour aux commodités. Deux groupes sont constitués: anglophone et italien. Le premier est deux fois plus important que le second avec une vingtaine de participants, un peu trop à notre goût. Protège-cheveux et casques sur la tête, nous entrons par la porte principale de ce port suspendu à flanc de falaise. Ouvert en 1924, la structure permettait de charger directement les bateaux amarrés en contre-bas. Avant, c'était une opération bcp plus complexe. Le minerai arrivait en wagonnets, était stocké en silos puis déversé, par des buses, dans les cales. Il fut actif une soixantaine d'années. Flavia était le prénom de la fille du concepteur, Cesare Vecelli.
Notre visite a duré environ 45 minutes à un train de TGV plus que d'escargots vacanciers. Ce fut bcp trop rapide, à peine le temps de regarder, de pixeliser qu'il faut avancer, descendre, remonter, avancer... En fait en 1 heure, les deux groupes doivent passer donc quand on prend les plages horaires à double visite (14, 16, 18 h) on speede... Cependant pour sa particularité de port entre mer et ciel, ce souvenir industriel vaut le déplacement (8 euros par sénior), d'autant plus que le paysage environnant est superbe. Nous avions envisager d'aller, aussi, le voir depuis la mer en kayak ou bateau mais vent et forte houle rendent ces activités impossibles...
Direction la casa avec un stop chez Conad, avec l'espoir de trouver un joli sac à courses "Sardaigne". Comme la veille, dans un autre commerce, rien et ce sera le résultat de chacune de nos tentatives. J'aurai dû mieux regarder à Cagliari, j'en avais vu des petits...
A 18 heures, nous beachons en bas de l'hôtel, l'un nage car capable d'affronter la froidure de la vingtaine de degrés pendant que l'autre trempounette ses jambes. Douche et en voiture les pas Simone. Nous visons le resto complet la veille et c'est soir de chance. Nous y mangerons bien dans une ambiance feutrée de bonne table.
Vous demandez le programme du soir ??? Mais vous l'avez déjà... Admiration du paysage et Hgtvisation avant de fermer les yeux...