Debout vers 7 heures pour un départ à 8h30 après le croquignonage de beaux petits brötchen tout craquant au petit déjeuner. Cela roule très bien car il n'y a presque personne sur l'autoroute. La frontière est atteinte vers 10h15. C'est l'étape achat d'essence, du pass autoroute et d'une boisson eau citronnée. Pour l'achat du pass, je me suis souvenue des conseils de certains internocopains précisant qu'il est inutile de se précipiter sur la première boutiquette, il y en a plein derrière.
La bienvenue dans le pays est souhaitée par un gigantesque aigle publicitaire pour les eaux Mattoni. A chaque fois que nous en verrons un l'appareil photo sera rangé donc vous ne pouvez vous en faire une idée. Mais sa forme est visible sur leur site...
Tranquilou sur la route car il n'y a pas grand monde et la route est de top qualité. Arrivée à 11h23 (ticket de parking oblige) la voiture se glisse sur une place juste devant l'office du tourisme. Notre première impression de la ville est des meilleures: un gigantesque parc bordé par des bâtiments "romanestiques".
Nous n'avons aucune réservation d'hôtel mais une liste avec des possibles. L'hôtel Romanza est dans la rue juste à l'angle et donc nous y allons pour voir si… Une chambre, en fait un appartement, sera disponible à 12h30 et un parking couvert pourra accueillir Titinette. En cherchant, nous aurions pu trouver moins cher mais l'humeur n'est pas à la recherche elle est à la flânerie découvrante… Donc, c'est un petit tour dans le parc vers la Grande Colonnade, les fontaines d'eaux et la dégustation après avoir acheté un verre en plastique à 5 czk. Il est possible d'acheter des verres top kitchissimes premier prix du souvenir touristique pour curiste investi - mais l'option cure n'étant pas au programme, ouf on échappe au verres ! Une première eau hum, une deuxième humm et une troisième beurk mais alors BEURKKK, je recrache. C'est du fer souffré à l'état pur – et une médaille pour les pauvres curistes devant boire cela !
Après la seconde guerre mondiale, de nombreux bâtiments furent inoccupés et abandonnés. Depuis la fin de l'ère communiste, la ville a commencé à rejaunir. Il reste encore du travail à faire et divers chantiers en témoignent...
C'est l'heure de retourner à l'hôtel et de prendre possession de notre logis mais juste avant un petit détour par la case change. Avant de partir la question marronnier du "comment payer" s''est posée. Nous avons opté pour notre classique triplex: carte pour les hôtels, l'essence voire les grosses dépenses - retraits - change. Ce sera change pour commencer avec un taux du jour à 25,30 couronnes (czk) pour 1 euro. L'appart est top confort et si on arrive à s'y bousculer à deux c'est qu'on le fait vraiment exprès !
En y montant (car depuis le grand parc la rue Ruska est montante) nous avons repéré un petit café à l'air sympa: Art Café. Ce sont les vacances et au-delà de se nourrir manger du peu habituel (si possible) en Martinique dans des endroits sympas fait partie du programme. Ce fut bon sans être découvrant car ce fut sandwichs et crêpes/pitas en athmosphère tranquille.
Il y a plein de sentiers tout autour de la ville et de 14h20 à 18 heures, nos petites chaussures de marche vont les fouler. D'abord le vert ou sentier Metternich partant juste derrière l'hôtel, en mode sénatrice au repos il nous demande 1h20 et nous fait découvrir diverses sources.
Puis un petit tour dans le cœur de Marienbad d'où une puissante impression XIXème siècle se dégage. J'aime beaucoup cette architecture "gros gâteau à la crème" aux couleurs pastel. Certains détesteront probablement ce côté kitch sirupeux en terre de bonnes eaux. Nous nous y avons trouvé une vraie invitation à la balade, à la flânerie, à l'écoute du temps… Un point commun avec cette époque passée, c'est la très forte présence des russes. Partout autour de nous cela parle russe, cela écrit russe, cela lit russe… Cette présence se voit aussi dans la petite église orthodoxe construite au début du XXème siècle en l'honneur de Saint Vladimir. Elle se distingue par son iconostase devant l'autel tout en porcelaine ou maïolique, crée pour l'exposition universelle de Paris en 1900. Il faut payer pour y entrer et ce même quand on est orthodoxe ! La gratuité, c'est uniquement pendant la messe du dimanche. Malheureusement, il est interdit, comme en de nombreux endroits, de prendre des photos !
Nous terminons notre pourtour du grand parc coeur de ville par le sentier jaune et 45 minutes à la recherche des lieux de pauses royales de Friedrich August II (roi de Saxe). Les multiples sentiers aménagés ont été prévus pour des curistes de 3ème jeunesse. L'invitation à l'effort musculaire est donc moindre même si parfois il y a quelques grimpounettes et la plupart du temps l'ombre protège les marcheurs. Il est aussi possible d'y bicycletter.
L'effort mérite réconfort et c'est un arrêt glace chez Movenpick. Il y a un glacier artisanal plus bas dans la rue mais Moven est au coin de notre rue. Boules ou coupes, bon allez coupes c'est le début des vacances !
Un petit tour à l'hôtel et zou c'est recherche d'un resto vers 20 heures. Celui de l'hôtel est en phase de fermeture donc c'est descente vers le parc. Ouh, il fait frisquet ce soir. Certains restaurants ont des braseros allumés et d'autres fournissent des petites couvertures en polaire à leurs clients et un certain nombre sont fermés ou en phase de fermeture. Ce sera petite truite et penne au Bohemia.
Avant de profiter de notre lit douillé, nous optons pour une réservation des 2 nuits prochaines. En effet, nous allons prendre notre temps pour monter dans le nord et donc mieux vaut assurer nos arrières. Quelques clics et hop un des hôtels pressenti est réservé. L'option dodo est mise en route vers 23h15.
Marianské Lazné avait été choisie comme point d'arrivée en République Tchèque. Pendant la prépa, elle m'était apparue comme pouvant nous correspondre par sa taille, son allure, ses possibles... J'avais donc éliminé Plzen et Karlovy Vary. Ce fut un heureux choix. Je suis un peu tombée en amour de son atmosphère sereine, de son architecture jaunissante et de son naturel écrin. Nous aurions un réel plaisir à y retourner pour y faire du vélo, par exemple. A noter, nous y étions hors saison et sous beau ciel, cela a certainement participé au marquage positif.